Qui peut voler en paramoteur ?

Absolument tout le monde à partir de l'âge de 15 ans, minimum requis pour passer le brevet ULM ; il n'y a pas de limite supérieure. Une condition physique moyenne suffit pour courir quelques dizaines de mètres avec un poids de 20 kg sur le dos. Les personnes préférant le décollage sur roues choisiront les chariots FLanders Silent moteur 4 temps biplace permettant l'apprentissage du vol en quelques heures.

Quelle est la réglementation pour piloter un paramoteur ?

En France, un paramoteur est un ULM. Les ULM sont classés en 6 catégories, les paramoteurs (classe 1), le pendulaire (classe 2), le multiaxes (classe 3), l'autogire (classe 4), l'aérostat ultra-léger (classe 5), l'hélicoptère ultra léger (classe 6). Pour voler légalement en France, il faut passer le brevet théorique ULM, qui est commun aux 6 catégories, et le brevet pratique délivré par un instructeur de paramoteur. Il faut également identifier son aile (2 chiffres du département + 2 à 3 lettres). En ce qui concerne l'étranger, il y a pratiquement autant de réglementations que de pays, et il y a lieu de se renseigner. On peut ranger les pays en 2 catégories : les pays où tout ce qui n'est pas autorisé est interdit et les pays où tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Cela dépend du régime politique, de la région, du domaine de libertés qui est accordé aux choses de l'air.

Est-ce que c'est dangereux ?

C'est évidemment le sport aérien le plus sûr de tous : parce qu'il utilise d'abord une voilure souple issue des parachutes et, en cas de panne moteur, le parapente permet de descendre très lentement et d'atterrir très doucement sur ses pieds,ou le trike Flanders Silent. Si l'aile n'est pas en parfaite position, le décollage est impossible, donc pas de risque de décoller dans de mauvaises conditions. C'est également un aéronef qui utilise les parapentes conçus pour le vol en montagne, dans une aérologie forte et perturbée, mais qui vont être utilisés en plaine, dans une aérologie calme et laminaire, d'où un considérable surcroît de sécurité par rapport au parapente de vol libre. C'est le sport aérien le plus facile à apprendre et le plus sûr de tous.

Combien de temps faut-il pour apprendre à piloter ?

Pour un débutant complet, il faut environ 5 à 10 jours pour être autonome en paramoteur. Ces journées se composent de séances de maniement de la voile au sol puis les vols en paramoteur proprement dit. En 5 à 10 jours, il est possible de faire l'ensemble de sa formation, 15 vols en paramoteur, minimum garanti par l'écoles.

Est-ce qu'une autre expérience aérienne peut accélérer la formation ?

Certainement. Les pratiquants de parapente, mais aussi de tous les autres sports aériens, n'auront pas à acquérir les réflexes dus à la 3e dimension et pourront de ce fait être beaucoup plus rapidement opérationnels. Cependant, le manit(r-ezsement du parapente au sol étant assez particulier, la première phase de maniement et de gonflage au sol restera un point de passage obligé pour tous.

A quelle vitesse vole un paramoteur ?

A la vitesse des paramoteur,et ceux-ci ont une vitesse comprise entre 20 km/h (ralentis au maximum), et 45 à 50 km/h et même 80 km/h (selon le type d'aile). La vitesse moyenne de déplacement est d'environ 45 km/h. Ceci est bien entendu une vitesse par rapport à la masse d'air. Par rapport au sol, cette vitesse sera augmentée ou diminuée de la vitesse du vent. Contrairement à une idée reçue, un moteur plus puissant ne fera pas avancer le parapente plus vite, mais le fera monter plus vite. Quel que soit le moteur utilisé, vous aurez toujours la même vitesse horizontale avec la même voile.

A quelle altitude peut-il monter ?

A l'altitude maximum à laquelle pourra fonctionner le moteur, c'est à dire plusieurs milliers de mètres. En effet, un moteur thermique 2 temps va perdre un peu de son rendement au fur et à mesure de l'altitude. Quand le moteur faiblit en puissance, le rendement de l'hélice est moindre et le taux de montée s'amenuise. Quand le taux de montée devient nul et que le moteur à pleine puissance équilibre la traînée, vous avez atteint le maximum. Un paramoteur est déjà passé au-dessus du Mont Blanc à 5 100 m et les différents pilotes Flanders Silent au moteur 4 temps injection sont couramment montés à 3 ou 4 000 m. Ceci dit, cela présente très peu d'intérêt car il est beaucoup plus agréable de se promener à 150 ou 200 m du sol pour visiter les paysages de haut. C'est une altitude raisonnable sur le plan de la sécurité, avec une marge de manœuvre permettant de choisir son lieu d'atterrissage.

Quelle est l'autonomie d'un paramoteur ?

Elle va dépendre essentiellement du poids du pilote, de la performance de l'aile et, bien entendu, de la quantité d'essence à bord. Un paramoteur cohérent (c'est-à-dire une aile normalement performante, un pilote d'un poids en rapport avec sa motorisation) va consommer entre 3 l et 4 l à l'heure, soit environ 3 heures d'autonomie avec un réservoir de 10 litres ou le Flanders Silent 4 temps avec une autonomie de plus de 4 heures.

Quel type d'essence utiliser ?

Toutes les essences sont utilisables, mais il faut bien entendu utiliser un mélange 2 temps à 3 % d'huile de synthèse ou juste du sp 98 pour le Flanders Silent . Il est très important d'utiliser une bonne huile de synthèse pour les 2 temps pour éviter tout problème. Il n'y a alors quasiment aucun entretien sur les moteurs qui sont extrêmement résistants.

Combien pèse un paramoteur ?

Les paramoteurs vont de 19 kg jusqu'à 28 kg pour le plus puissant. Nos appareils sont les plus légers du marché ; ils vont vous permettre de courir sans avoir un poids trop important sur le dos et décoller facilement. A ce poids, il faut rajouter environ 0,8 kg par litre d'essence.

Quelle est la maintenance pour le parapente et la motorisation ?

La maintenance courante d'un parapente est quasi nulle. Il faut vérifier et contrôle l'état de ses suspentes, éviter d'une façon générale l'exposition au soleil en dehors des périodes de vol, et un stockage dans de mauvaises conditions. Il est indispensable de faire une vérification annuelle auprès d'un professionnel. En ce qui concerne le moteur, celui-ci est d'une très grande solidité et la maintenance se résume à des opérations basiques, comme le changement d'une bougie toutes les 25 heures de vols pour les deux temps et 50 heures de vols pour le Flanders Silent 4 temps de vol,voir ( manuel de maintenances). Cependant, il est bien entendu obligatoire de faire une visite prévol pour contrôler à chaque vol tous les éléments mécaniques de son appareil.

Quelle est la duréé de vie d'un paramoteur ?

Sachez que les paramoteur 4 Temps Flanders Silent ou 2 Temps ont plusieurs centaines d'heures de fonctionnement et qui ne donnent pas le moindre signe de fatigue ni d'usure. Quant aux autres pièces ou sous-ensembles, il n'y a pas non plus de précautions particulières à prendre, si ce n'est un entretien normal et un stockage dans de bonnes conditions.

Jusqu'à quelle vitesse de vent peut-on voler ?

Le décollage peut se faire sans problème jusqu'à 10 km/h de vent voir plus pour les plus expérimentés.Les limites de vent pour le décollage sont de l'ordre de 20 à 25 km/h au sol, ce qui implique 30 à 40 km/h en altitude. Dans ces conditions, il est beaucoup plus prudent de ne pas voler, en se souvenant du proverbe : "il vaut mieux être en bas et avoir envie d'être en haut, que d'être en haut et avoir envie d'être en bas".

Est-ce que l'on peut voler à deux ? à pied ? ou sur roues ?

Oui, mais le paramoteur nécessite une gestuelle particulière qui demande de contrôler à la fois le parapente, le moteur et la course à pieds. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de bien maîtriser le vol en monoplace avant d'envisager le biplace. Pour cela Flanders propose un trike biplace très puissant de 50 ch a 60 ch ainsi qu'une aile biplace adaptée pouvant prendre facilement deux personnes de 110 kg.

Est-il possible de décoller de n'importe où ?

Il est effectivement possible de décoller de quasiment n'importe où, à condition d'être face au vent, de ne pas être dans les rouleaux d'une montagne, d'immeubles, d'une forêt et d'avoir le maximum de sécurité pour décoller dans de bonnes conditions. Un terrain de foot, par exemple, est largement suffisant pour décoller en paramoteur. Légalement, il n'est pas possible de décoller trop près des villes et bien entendu des aéroports ou des zones réglementées. Chaque pays a une réglementation aérienne différente : les grandes lignes sont les mêmes mais les modalités d'application peuvent différer.

En vol libre, l'équipement d'un parachute de secours est quasi indispensable ; qu'en est-il en paramoteur ?

Le paramoteur, qui se pratique en plaine, dans une aérologie calme, rend le parachute de secours moins indispensable qu'en vol libre. Cependant, toutes nos sellettes sont prééquipées pour recevoir cet équipement.

Quel est le parapente idéal pour le paramoteur ?

Un parapente réputé bon pour l'usage paramoteur doit gonfler facilement même par vent nul, être stable pendant la course d'envol, maniable et rapide en vol. Ce sont justement les qualités que l'on retrouve avec les parapentes qui ont été conçus autour de cette recherche de facilité de gonflage, de stabilité et de rapidité.

Qu'est-ce que la "finesse" d'un parapente ?

C'est la capacité à planer qui s'exprime par un rapport entre une hauteur et une distance parcourue (pour une vitesse donnée). Exemple : finesse 8 mètres parcourue pour une décente verticale de 1 mètre.